CIFE  >  Qui sommes nous ?

CIFE

Depuis plus de 60 ans, nous sommes de fervents défenseurs de la construction européenne et des études interdisciplinaires internationales.

Le CIFE, fondé en 1954, est un établissement privé d'enseignement supérieur et de recherche dans le domaine des études interdisciplinaires de la construction européenne et des relations internationales. Il exerce son activité à partir de son siège de Nice et de ses bureaux à Berlin, Bruxelles et Istanbul. Le CIFE est l’une des six institutions d’excellence à recevoir de l’Union européenne une subvention de fonctionnement dans le cadre des ‘Activités Jean Monnet’ du programme Erasmus.

Chaque année, des étudiants de tous les continents et d'un large éventail de pays s'inscrivent à nos programmes qui mènent à un diplôme de niveau Master (EQF 7) reconnu par l'Etat français.
Les diplômés des programmes du CIFE travaillent en tant que hauts fonctionnaires des institutions européennes, responsables politiques dans le cadre de l'ONU, administrateurs, diplomates, consultants, chercheurs pour des groupes de réflexion, lobbyistes et experts universitaires.



LE MOT DU PRESIDENT

Depuis plus de 60 ans, le Centre international de formation européenne promeut à travers ses programmes de hautes études européennes et internationales les valeurs de l’Europe, la construction et la gouvernance européennes, le multilinguisme et la mobilité des étudiants. Comme Président du CIFE je suis heureux d’apporter ma contribution à la prochaine étape de développement de cette institution académique.

Herman Van ROMPUY
Président émérite du Conseil européen
Ministre d'Etat de Belgique
Président du CIFE (depuis janvier 2018)


LE MOT DES ANCIENS PRESIDENTS

Philippe Maystadt, Président du CIFE de 2015 à 2017 (décédé le 7.12.2017)

La construction européenne n’est pas un long fleuve tranquille ; elle connaît crises et drames. Mais cette évolution chaotique, même si elle emprunte des chemins parfois inattendus voire détournés, finit toujours par aller dans le sens de l’intégration. Les difficultés et les réformes dans la zone euro depuis 2010 ont bien mis en évidence quelques caractéristiques fondamentales de cette évolution.
D’abord, un aspect qui est souvent sous-estimé par des observateurs non-européens : la volonté politique de poursuivre l’œuvre commune est finalement plus forte que la logique des marchés ou les prévisions des économistes. Ainsi, le choix politique de « faire tout ce qui est nécessaire » pour sauvegarder la monnaie unique a donné tort à tous ceux qui annonçaient son implosion imminente.
Ensuite, la capacité de se transformer sous la pression des chocs internes ou externes. Depuis 2010, nombre de « tabous » ont été abandonnés et des « lignes rouges » franchies. En quelques années, on a mis en place un filet commun de sécurité (le Mécanisme européen de stabilité), une procédure préventive des déséquilibres macroéconomiques, le rachat de titres de la dette souveraine par la BCE, l’Union bancaire dans sa double dimension de supervision et de résolution. Autant d’initiatives dont, au début des difficultés dans la zone euro, plusieurs gouvernements refusaient même d’entendre parler ! Bien sûr, la confusion dans laquelle ces réformes se préparent et se décident, la difficulté de comprendre des compromis compliqués, les explications peu pédagogique et parfois contradictoires de leurs auteurs, tout cela  ne permet pas toujours de prendre la pleine mesure de cette capacité de se transformer.
Enfin, l’implication toujours plus grande des chefs d’Etat et de gouvernement dans les affaires communes. On a tendance à y voir un indice d’un affaiblissement des institutions communautaires. Mais n’est-ce pas aussi le signe que la dimension européenne est de plus en plus présente dans la politique nationale ? N’est-ce pas aussi la conséquence de ce que la construction européenne  est devenue, en raison de l’interdépendance croissante, une aventure de plus en plus partagée ?
Il est donc utile qu’une institution comme le CIFE aide des jeunes, européens et non-européens, à mieux comprendre cette aventure : comment se construit et fonctionne l’Union européenne, comment elle est née, comment elle change d’espace et de forme, comment elle réagit aux mutations du monde, comment elle se réinvente et se renforce.

Philippe MAYSTADT
Ancien Vice-Premier-Ministre de Belgique,
Ancien Président de la Banque européenne d'investissement (BEI) 
Président du CIFE (2015-2017)

Jean-Claude Juncker, Président du CIFE de 2005 à 2014

De la fierté d'être européen
Nous Européens ne sommes plus fiers de rien, ni de la paix ni du fait d’avoir laissé la guerre derrière nous. Nous ne sommes plus capables de goûter au plaisir du marché intérieur. Nous n’aimons plus cette idée de voir les accords de Schengen englober même ceux qui, a priori, n’en voulaient pas toujours. Nous ne sommes pas fiers de l’Euro. Que serions nous aujourd’hui, au niveau des 16 pays qui ont fusionné leurs monnaies nationales pour avoir une monnaie unique, sans l’Euro, que serions nous devenus au moment où la crise financière et économique a mis à rude épreuve l’Union européenne et ses États membres ?
Nous serions plus malheureux, nos économies seraient dans un bien piètre état. Nos marchés de l’emploi seraient dans un état désolant s’il n’y avait pas eu la création de la monnaie unique et s’il n’y avait pas eu dans la génération des hommes et des femmes sortie de la 2e Guerre mondiale ceux et celles qui n’abandonnaient jamais l’idée d’avoir en Europe une monnaie unique. C’étaient des hommes qui, à une époque où on pensait peu à l’avenir, parce qu’on restait empêtré dans ce qui fut le passé, commençaient déjà à pré-façonner l’Europe, la place de l’Europe dans le monde, la logique européenne qui devrait pouvoir influencer le cours des choses.

Nous avons reçu comme devoir d’héritage de faire en sorte que l’intégration européenne devienne irréversible, pour arriver au stade où tout ce que nos pères ont rêvé et pensé se réalise. Jusqu’à ce jour nous aurons besoin de beaucoup de patience et de beaucoup de temps. Il n’y a pas de grandes ambitions qui n’aient besoin de longues distances.

Voilà le message que nos enseignants et étudiants du Centre international de formation européenne auront à transporter. L’Europe ne s’est pas construite en un jour et l’œuvre est loin, très loin, d’être achevée. Mais chaque contribution à ce grand et noble édifice, si petite soit elle, sera importante. C’est dans ce sens que j’encourage nos étudiants à participer activement à cette aventure civilisatrice sans précédent.

Jean-Claude JUNCKER, President of the European Commission
Honorary
President of CIFE (2005-2014)

 

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